Cherbourg, star d’un roman !

25 novembre 2019

Auteur du roman Cherbourg et lauréat du Prix littéraire du Cotentin, décerné le 15 novembre, Charles Daubas répond à nos questions.

Comment Cherbourg est « entrée » dans votre vie ?
“Je ne suis pas originaire de la Manche…J’ai connu Cherbourg par l’intermédiaire d’amis qui y habitent. J’ai passé pas mal de temps dans cette ville, et petit à petit, je me suis rendu compte qu’elle m’inspirait, sans pouvoir me l’expliquer vraiment… C’est ainsi que je me suis dit que mon premier roman ne pouvait pas se passer ailleurs qu’à Cherbourg ! »

Qu’est-ce qui vous a plu dans cette ville ?
« J’aime le double-visage qu’offre la cité. D’un côté, un centre-ville tranquille, et de l’autre, une activité portuaire avec des activités industrielles, et quelque peu mystérieuses… C’est ce dialogue entre ces deux mondes que j’ai voulu mettre en avant. Dans mon roman, Cherbourg est pour ainsi dire un personnage à part entière. Je livre ici mon regard et mon interprétation de la ville. »

Comment votre roman a-t-il été accueilli dans la Manche ?
« J’ai eu de bons retours des lecteurs, ce qui fait toujours plaisir. Un libraire de la ville m’a dit que mon livre était un best-seller chez lui… C’est bien entendu une belle satisfaction ! Certains lecteurs manchois avec lesquels j’ai échangé pensaient que j’étais Cherbourgeois, ce qui est une très bonne chose ! »

Et ce prix, c’est une belle reconnaissance ?
« C’était pour moi particulièrement émouvant de recevoir ce prix littéraire du Cotentin, car il est décerné par des gens qui sont de véritables passionnés de leur territoire et de littérature. C’est une reconnaissance qui me touche beaucoup. »

 

Cherbourg, de Charles Daubas, Éditions Gallimard (184 pages)

Le résumé :

Rade de Cherbourg, été 2012. Une étrange explosion emporte une partie de la digue. Elle pourrait être liée à la démolition du quartier des Provinces, peu de temps auparavant. Les chantiers de l’Arsenal, où l’on démantèle un sous-marin nucléaire, sont également mis en cause et l’affaire est vite classée «secret défense». Jusqu’à ce qu’un adolescent prétende qu’un de ses camarades a disparu dans l’explosion.

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