Challenger : « Le mérite revient aux bénévoles »

17 février 2021

Le démontage des infrastructures, qui s’est terminé ce mardi, marque la fin du Challenger. Les organisateurs Alain et Anthony Thiébot évoquent cette édition particulière et le rôle primordial des bénévoles dans la réussite du tournoi.

Anthony, vous avez pris cette année la suite de votre père Alain à la tête de l’organisation du Challenger. Quel bilan tirez-vous de cette édition ?
Nous avons dû composer avec les circonstances… La crise sanitaire nous a posé beaucoup de problèmes et d’incertitudes avant le tournoi et durant les premiers jours, mais après, ça s’est plutôt bien passé !

Alain, vous avez passé la main à votre fils cette année. Un cadeau empoisonné ?
Cette 28e édition n’a pas été la plus facile en effet… Il y a eu beaucoup de changements à gérer. Mais si j’ai passé la main à Anthony cette année, il connaissait déjà très bien le tournoi étant déjà bénévole depuis plusieurs années et je reste à ses côtés pour l’aider dans l’organisation !

Justement, l’organisation d’un tel tournoi demande beaucoup de temps…
Alain : Un tournoi comme le Challenger Cherbourg – La Manche, c’est pratiquement dix mois de travail. Ça demande un gros investissement en temps, surtout à partir du mois de janvier où on peut passer douze heures par jour à travailler sur l’organisation, répondre aux sollicitations, contacter les bénévoles et les partenaires… Et tout ça bénévolement, bien entendu !

Quel rôle jouent les bénévoles dans la réussite du tournoi ?
Anthony : Nous sommes le seul tournoi de ce niveau à ne fonctionner qu’avec des bénévoles. Ils sont donc essentiels, et même primordiaux pour la réussite de l’événement. Nous avons la chance d’avoir un groupe de bénévoles fidèles, toujours prêts à revenir, ce qui ne nous empêchera pas, pour l’année prochaine, d’en recruter de nouveaux. Tout le mérite revient à ces bénévoles ! Cette édition a été particulièrement éprouvante pour eux : des incertitudes, pas de public et une semaine particulièrement froide… Pourtant, ils ne se sont jamais plaints, et se sentaient même privilégiés de pouvoir voir des matchs de tennis.

Alain : On essaye de les choyer, nos bénévoles… Certains consacrent chaque année une vingtaine de jours au tournoi ! Un cadeau de remerciement, des invitations pour voir les matchs – quand on ne joue pas à huis-clos ! – tous ces petits gestes comptent aussi pour leur montrer qu’ils sont importants dans l’organisation du tournoi.

Comment envisagez-vous la prochaine édition du tournoi ?
Anthony : C’est compliqué aujourd’hui de se projeter sur la prochaine édition. Nous ne savons pas quelle sera la situation sanitaire et dans quelles conditions nous pourrons l’organiser. Mais une chose est sûre : le fait d’avoir maintenu le tournoi cette année, malgré ces conditions difficiles, nous a permis d’engranger de l’expérience.

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