L’association Aide DV conçoit des albums tactiles adaptés aux déficients visuels.

« Vivre comme tout le monde »

« Vivre comme tout le monde »

logo, toutes pour elles

À Saint-Lô, les deux associations Aide DV et Accès Cité, qui agissent en faveur des personnes souffrant de déficience visuelle, fusionnent. L’enjeu : proposer un guichet unique.

Création Aide DV

Création Accès-Cité

Activité : soutien aux déficients visuels
Effectif : 9 salariés et 50 bénévoles

  CONTACT

109 rue René Gendrin
50000 Saint-Lô
02 33 57 51 32
aide-dv@orange.fr
aide-dv.asso.fr/wordpress
et acces-cite.org
  accescite

ENTRETIEN AVEC…

Jean-Marc Boussard, président d’Aide DV,
Stéphane Guillot, à l’initiative des deux associations
et Marie-Christine Horlaville, présidente d’Accès Cité.

Pouvez-vous nous présenter les activités des deux associations ?

Créée en 1994, l’association Aide DV est née d’un constat : le manque cruel d’outils adaptés aux élèves souffrant d’un handicap visuel. L’objectif était alors de leur proposer une transcription des manuels et des cours des professeurs, répondant à leurs besoins spécifiques : braille, gros caractères… Et ce, en temps réel, pour que l’élève déficient visuel reçoive tous ces documents au même moment que les autres élèves. Nous accompagnons depuis une soixantaine d’enfants. Nous proposons aussi de la formation aux aides techniques, la retranscription audio d’œuvres littéraires ou de magazines et bien d’autres services ! Quant à l’association Accès Cité, elle a été créée en 2011, dans la suite logique de l’action engagée par Aide DV. Accès Cité, qui s’adresse davantage aux adultes, organise par exemple des promenades, en tandem notamment, ou encore des sorties culturelles (théâtre, concerts…) afin de rompre l’isolement des personnes non-voyantes.

Comment fonctionnent-elles ?

L’association Aide DV compte dans ses rangs neuf salariés, qui s’occupent notamment de la transcription. Mais l’implication des bénévoles est également fondamentale. Certains d’entre eux prêtent leurs voix pour l’enregistrement des livres audio ou fabriquent des livres pour les petits. D’autres accompagnent les différentes sorties organisées. Nous avons aussi la chance d’être bien accompagnés par le Département, qui nous apporte un soutien financier et moral appréciable !

Pourquoi fusionner ?

La fusion des deux associations sera effective en ce début d’année. Nous avons toujours travaillé ensemble et sommes installés dans les mêmes locaux. Cette fusion, tout à fait naturelle, simplifiera les démarches et redonnera de la lisibilité à nos activités. En étant ensemble, nous serons plus forts pour porter de nouveaux projets. L’objectif de nos deux associations est commun : permettre aux personnes atteintes d’un handicap visuel de vivre comme tout le monde.

3 000 pages pour un collégien C’est un défi de taille et un enjeu quotidien : transcrire pour les élèves manchois les manuels, mais aussi les cours des professeurs. « Cela demande de l’anticipation et une bonne relation avec les enseignants, pour qu’ils nous transmettent le cours suffisamment en amont », explique Jean-Marc Boussard, président d’Aide DV. L’association se charge ensuite de l’adaptation et la transcription, « en fonction des besoins spécifiques du jeune ». Une véritable course contre la montre s’engage pour que l’élève puisse avoir le cours retranscrit lorsque l’enseignant débute son cours, en classe. En moyenne, il faut compter 1 000 pages par an pour un élève de primaire, 3 000 pour un collégien et 10 000 pour un lycéen.

# POUR ALLER PLUS LOIN


Réagir à cet article

Share This