CHERBOURG NUMÉRIQUE, MÉDIATEUR ET PHILANTHROPE

Hyperconnecté, à l’écoute de son époque et des autres, Anthony Jouhannet est le président fondateur de cette association solidaire de proximité, qui crée du lien et de l’échange de savoirs autour des nouvelles technologies.

© D. Daguier – CD50
© D. Daguier – CD50

Création en décembre

Activité

Promotion du numérique et assistance des particuliers, associations et professionnels aux usages

bénévoles et une dizaine d’adhérents

 CONTACT

34, rue de l’Alma
50100 Cherbourg-en-Cotentin
06 23 74 52 71

 Cherbourg Numerique

 @Cherbourgnum

 cherbourgnumerique.org

Pourquoi avez-vous créé Cherbourg Numérique ?

Le numérique est ouvert à tous et personne ne doit être déclassé. Aujourd’hui, tous les services sont en ligne. Notre but est de les promouvoir et de ramener une proximité, en orientant les gens vers la structure la mieux adaptée. Les boutiques avec lesquelles on a établi une charte de confiance les dépannent au juste prix et leur proposent des services vraiment utiles. On leur apporte aussi du savoir, on anime des ateliers pour démocratiser tous les usages, en valorisant le tissu associatif local. On travaille en réseau et sur le même principe, on aide les entreprises à développer leur image. On n’est pas là pour faire de l’argent mais pour valoriser du travail.

Le numérique est ouvert à tous et personne ne doit être déclassé.

Jusqu’où s’étend votre réseau ?

On valorise des acteurs de toute la Manche. À Cherbourg, ville partenaire, on a la Réparette, qui lutte contre l’obsolescence des équipements, et beaucoup d’autres ; Grégory Jamard, concepteur de la première imprimante 3D de la Manche, à Condé- sur-Vire ; Novéa, à Mortain, qui prépare aux métiers de la fibre optique ; Manche Open School, qui forme au développement de sites et d’applis ; les Promeneurs du Net ; les espaces publics numériques… Beaucoup de choses existent, mais l’information est diffuse, on est là pour la centraliser. Tout est lié, c’est une continuité d’actions qu’on essaie de fédérer, en devenant la porte d’entrée du public.

Pour le rendre plus autonome ?

Oui, on sensibilise les gens pour qu’ils accèdent aux bonnes informations et puissent se faire leur avis. On utilise un langage simple pour qu’ils comprennent comment ça marche. On vulgarise les aspects techniques auprès des médias, pour les aider à relayer les causes d’une panne de réseau.

Nos groupes d’entraide sur Facebook permettent d’échanger avec les opérateurs, de vendre et acheter des ordinateurs en confiance, etc. On fait interagir tous ceux qui veulent donner de leur temps. Le numérique re-sociabilise. C’est vertueux mais c’est beaucoup de travail, on est bénévoles et on cherche à s’agrandir. Toute personne peut nous être utile, quelles que soient ses connaissances, pour enrichir notre savoir et cette entraide de proximité.

Vous préparez un salon numérique ?

Deux salons même ! Un pour le grand public du 31 mars au 2 avril, avec des espaces de conception par imprimante 3D, des expositions, conférences, initiations, ateliers… et un autre le 10 septembre, réservé aux professionnels – entreprises, porteurs de projets ou chômeurs en reconversion –, axé sur la découverte des métiers et le réseautage. On veut aussi donner des idées aux jeunes, qui ne savent pas forcément quelle voie choisir. Tout ça sur le principe « Venez avec une idée, un papier, un crayon, on pourra y réfléchir à plusieurs ! ».

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