MOBILITÉ LÉGÈRE

Bhyke, le vélo qui va plus loin

  LA MOBILITÉ LÉGÈRE

Bhyke, le vélo qui va plus loin

La mobilité légère connaît une transformation profonde grâce au développement des vélos à assistance électrique. Mais ils souffrent d’une autonomie limitée (50 km) et du temps de recharge des batteries (trois heures). Avec l’hydrogène, énergie embarquée augmentée, leur autonomie monte à 100 km et ils se rechargent en moins de deux minutes. C’est ce qui a motivé le projet manchois multipartenarial Bhyke (voir encart), validé par l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME) en 2016, suite à son appel à projets « Transfert industriel et tests en conditions réelles ». Cette expérimentation sur trois ans de vélos électriques-hydrogène propose une solution industrielle complète, comprenant station de recharge, vélos et maintenance. Elle comporte un volet touristique et un autre social, pour recueillir les retours d’expérience autour d’usages ciblés et faire évoluer les produits selon les attentes des utilisateurs.

Une première en France !

Les 20 premiers vélos électriques à hydrogène de France ont été mis en service dans la Manche en décembre, à Saint-Lô et Cherbourg, ainsi que deux stations de recharge (plage verte et port Chantereyne). À Saint-Lô, les employés de l’hôpital Mémorial et de la société Lecapitaine les utilisent pour leurs déplacements professionnels et domicile-travail, puis d’autres entreprises pourront proposer l’expérience à leurs salariés. D’avril à octobre, les offices de tourisme des deux villes proposeront ces vélos inédits aux habitants et visiteurs pour leurs déplacements de loisirs, ainsi qu’aux plaisanciers en escale à Cherbourg, où l’association d’insertion professionnelle Fil et Terre les met aussi à disposition des personnes en situation de précarité sociale.Par cette mixité d’usages, la Manche veut augmenter la fréquence d’utilisation des vélos à hydrogène et les déployer sur tout le territoire (la ville d’Avranches, les îles de Jersey et Guernesey s’y intéressent déjà de près) et au-delà, participant ainsi au rayonnement international de la France dans le secteur.

LE SAVIEZ-VOUS ?

La mobilité hydrogène, sans fumée ni bruit, n’émet ni CO2 ni particules fines.

station vélo Hydrogene BhykeCOMMENT ÇA MARCHE ?

Alpha (c’est son nom) est un  vélo à assistance électrique dont l’énergie est produite par un générateur (pile à combustible), à partir de l’hydrogène stocké sous forme gazeuse pressurisée dans un réservoir placé dans son cadre. Ce générateur produit de l’électricité et de l’eau, en combinant de l’oxygène prélevé dans l’air ambiant et l’hydrogène ainsi stocké, et alimente un moteur de 250 W qui se coupe à 25 km/h.

Comment
ça marche ?

Station vélo hydrogène Bhyke

Alpha (c’est son nom) est un vélo à assistance électrique dont l’énergie est produite par un générateur (pile à combustible), à partir de l’hydrogène stocké sous forme gazeuse pressurisée dans un réservoir placé dans son cadre. Ce générateur produit de l’électricité et de l’eau, en combinant de l’oxygène prélevé dans l’air ambiant et l’hydrogène ainsi stocké, et alimente un moteur de 250 W qui se coupe à 25 km/h.

REPÈRES

Les partenaires du projet :

• Principaux financeurs : l’ADEME,
le Département, la Région + Saint-Lô Agglo et
Cherbourg-en-Cotentin 
(également maîtres d’ouvrage)
• Atawey (maître d’œuvre), fournisseur de solutions d’approvisionnement hydrogène pour des flottes de véhicules légers
• Pragma Industries, développeur d’un modèle de vélo hydrogène apte à la production en série
Easybike, développeur, fabricant et distributeur de vélos à assistance électrique, qui sera en charge de la maintenance des vélos
• Fil et Terre, association cherbourgeoise qui facilite l’insertion professionnelle via l’aide à la mobilité
Latitude Manche, l’agence d’attractivité du Département, qui coordonne les expérimentations dans la Manche
Le coût du projet : 723 048 €

TÉMOIGNAGE

Josselin Radique,
dessinateur industriel chez Lecapitaine

« J’utilise le vélo Bhyke depuis début janvier, principalement pour me rendre de mon domicile à mon travail (j’habite dans le centre de Saint-Lô). La différence de temps de trajet par rapport à la voiture est minime : 3 – 4 minutes de plus sur 4 km, et malgré de nombreuses côtes, j’arrive au bureau non transpirant. Cela rend facile une démarche écocitoyenne et de santé publique. Une activité physique quotidienne est toujours bonne quand on reste régulièrement immobile au bureau. »

Illustration vélo Bhyke

EN VIDÉO

Des vélos électriques à hydrogène expérimentés dans la Manche (Tévi)

# LE DOSSIER

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