Des valeurs en partage

© D. Daguier – CD50

© D. Daguier – CD50

Des valeurs en partage

 

Ouverte sur l’extérieur et enracinée dans le territoire, l’association montmartinaise porte des projets culturels toute l’année, égrenant des valeurs fortes depuis 25 ans. Isiah Morice est un de ses piliers.

Création

Activité : écoute, soutien, information et accompagnement des malades et de leurs familles
Activité : animation de la vie culturelle et locale
Effectif : 3 salariés, 3 services civiques et 100 bénévoles (380 au festival)
Label : Tour2Chauffe (favorise la promotion et le développement de projets artistiques émergents)

 

  CONTACT

21B, rue Pierre des Touches
50590 Montmartin-sur-Mer
02 33 07 91 91

Chauffer dans la Noirceur
 
  

Quelle est votre philosophie ?

Celle des origines reste au cœur de nos actions. Malgré une évolution forte, il n’y a pas eu de rupture, Chauffer est une grande famille. Nos valeurs – sociétales, environnementales et musicales – posent le socle. On les met sur un pied d’égalité, car le projet artistique est prépondérant, mais le projet humain aussi. L’accompagnement et la structuration des groupes en région sont très précaires, alors que leur niveau n’a rien à envier au reste du terreau national, donc on essaie de soutenir leur professionnalisation, tout en défendant les pratiques amateurs. Tour2Chauffe est souvent cité en exemple.

On essaie de faire des émules

Quelles sont vos autres spécificités ?

Proposer des spectacles à dimension humaine, loin du mode industriel. Pendant les années charnières, de 2002 à 2004, on savait qu’il y avait une place d’événement massif à prendre, et la réalité nous a donné raison : derrière nous, de gros festivals ont vu le jour, Papillons de Nuit, Beauregard… Nous, on a choisi de rester à notre taille, avec une implantation maritime assez unique, sur un site sauvage classé, mais aussi un village associatif, fondamental, qui a toujours nourri le projet. On accueille une vingtaine d’associations très impliquées, comme les Petits Pieds sur terre ou le Comité des droits des femmes…

Vous avez souvent été précurseurs…

Oui mais jamais tout seuls ! On travaille en réseau avec 83 acteurs, un maillage très fort dans le département, pour rationaliser nos coûts, par du prêt de matériel, etc. On a été les premiers à mutualiser nos actions de développement durable, en créant le collectif COSMOSE avec les Courants de la Liberté et Jazz sous les pommiers. 

Ça a donné l’acquisition d’un stock de gobelets puis de poubelles de tri, aujourd’hui géré par l’ESAT de Coutances et qui peut servir à tous. Parvenir à inscrire ces travailleurs empêchés dans le projet est enthousiasmant.
On essaie de faire monter les gens en compétences, de professionnaliser nos bénévoles, qui ont tous un rôle essentiel.

Votre engagement est solidaire…

L’idée est de faire des émules. Par notre présence et notre pédagogie sur nos toilettes sèches (les Copeaux) à tous les festivals, on a réussi à donner des réflexes et réduire les déchets. On essaie aussi de s’insérer là où il y a une demande mais pas forcément de proposition. On a créé Réveillons-nous entre Noël et le Jour de l’An, puis on a fait Faut qu’ça chauffe en automne, dans le milieu rural. Quand les Saints Sauveurs du Rock sont apparus à Saint-Sauveur-Lendelin, on a naturellement emmené nos Demoiselles en campagne ailleurs, à Lessay… On a toujours de nouvelles initiatives, ça permet de se remettre en question et de cultiver la diversité, c’est l’intérêt-même de la culture, ce qui fait la richesse humaine.


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