Des mains pour des masques

De nombreuses couturières ont souhaité donner un coup de main pour la fabrication de masques. De fil en aiguille, la solidarité s’est organisée.

Une solidarité spontanée 

Virginie Robert,

couturière bénévole à Saint-Lô

 

Au début du confinement, je me suis dit : “on ne peut pas laisser les gens les plus exposés aller au combat sans masque”. Dès le 22 mars, j’ai décidé de me lancer en créant un groupe Facebook dans la Manche, ensuite divisé en trois pour être plus efficace (Nord, Centre-Manche et Sud-Manche). J’ai géré pour ma part le réseau du Centre-Manche : notre groupe rassemble environ 200 personnes, dont une vingtaine de couturières. Grâce à ce dispositif, nous avons pu échanger plus facilement, prendre les commandes… et fabriquer bénévolement plus de 2 000 masques. Spontanément, les gens avaient envie d’aider, mais ils ne savaient pas comment faire et vers qui se tourner : ce groupe a permis de canaliser cette énergie ! Lorsque les collectivités et les entreprises se sont organisées pour répondre à la demande de masques, nous nous sommes effacés, pour ne pas entraver ces initiatives. Mais nous réfléchissons à donner à ce mouvement solidaire un nouveau souffle… »

Coordonner les bonnes volontés 

Mélanie Breuilly,

couturière bénévole à Granville

 

Couturière amatrice à Granville, j’ai été sollicitée pour créer et animer un groupe Facebook dans le Sud-Manche. L’objectif était de proposer gratuitement des masques de protection aux soignants, infirmières et tous ceux qui se trouvaient en première ligne et directement confrontés au virus. Mon rôle était de coordonner toutes les bonnes volontés qui souhaitaient s’investir, d’une façon ou d’une autre, dans cet élan solidaire. Recruter des couturières bénévoles, centraliser les demandes de masques, lancer des appels aux dons pour pouvoir fabriquer les masques et gérer ces dons pour minimiser les déplacements… Je consacrais 14 à 15 h par jour à cette aventure humaine extraordinaire ! Ce fut une expérience extrêmement enrichissante qui m’a offert de belles rencontres et qui m’a fait grandir. Cette belle énergie collective avait tout son sens durant cette période de crise sanitaire inédite. »

Coordonner les bonnes volontés 

Mélanie Breuilly,

couturière bénévole à Granville

 

Couturière amatrice à Granville, j’ai été sollicitée pour créer et animer un groupe Facebook dans le Sud-Manche. L’objectif était de proposer gratuitement des masques de protection aux soignants, infirmières et tous ceux qui se trouvaient en première ligne et directement confrontés au virus. Mon rôle était de coordonner toutes les bonnes volontés qui souhaitaient s’investir, d’une façon ou d’une autre, dans cet élan solidaire. Recruter des couturières bénévoles, centraliser les demandes de masques, lancer des appels aux dons pour pouvoir fabriquer les masques et gérer ces dons pour minimiser les déplacements… Je consacrais 14 à 15 h par jour à cette aventure humaine extraordinaire ! Ce fut une expérience extrêmement enrichissante qui m’a offert de belles rencontres et qui m’a fait grandir. Cette belle énergie collective avait tout son sens durant cette période de crise sanitaire inédite. »

Une collaboration fructueuse
avec un laboratoire de Valognes

Originaire de Saint-Lô, Marie Réveilhac a créé avec Noëlle Papay la start-up Dans ma culotte, spécialisée dans les protections périodiques saines et écologiques. À l’heure du confinement, les deux femmes et leurs équipes se sont mobilisées pour créer, puis produire, des masques anti-projections, lavables et réutilisables. « Dès le début, nous nous sommes rapprochés de notre partenaire Protecsom, basé à Valognes, et qui fabrique habituellement nos serviettes périodiques », expliquent les fondatrices de Dans ma culotte.
Rapidement, les demandes des collectivités et entreprises se multiplient. « Protecsom ne pouvait plus absorber la charge de travail. Notre entreprise étant basée à Caen, nous avons recruté dans l’agglomération caennaise près de cinquante couturières indépendantes, que nous avons rémunérées. » Dans la Manche, les équipes de Protecsom ont ainsi préparé les kits pour les couturières indépendantes chargées de les monter. Une belle synergie qui a permis de donner une autre dimension au projet. « Après avoir répondu aux demandes des collectivités et entreprises les plus exposées, nous avons été en mesure de proposer nos masques aux particuliers. »


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