Isiah Morice et Anne Lemoine,
chargée de communication

Isiah Morice et Anne Lemoine,
chargée de communication

Le conseil d’administration

« La particularité de Chauffer par rapport à d’autres associations, c’est qu’il y a eu une continuité, on a gardé au centre de nos décisions le conseil d’administration et tout est soumis à son avis. Les administrateurs sont vraiment au cœur du projet, chacun met sa patte. Il reste cohérent mais prend des axes plus ou moins différents selon les personnes présentes. C’est pour ça qu’il y a toujours une remise en question. »

Les bénévoles

« On en demande beaucoup aux bénévoles. C’est aussi notre mission de leur dire “c’est votre projet”, ce sont eux qui ont sauvé l’association, qui ont été faire les toilettes sèches pour financer ses dettes. 8 bénévoles composent le bureau et sont sollicités toutes les semaines. Chacun est responsable d’un pôle : financier, communication, artistique, Bulle d’Eau z’Air, logistique, Tour2chauffe et activités complémentaires (régies, ateliers théâtre…). »

Ce sont eux qui ont sauvé l’association.

« Le montage démontage demande un grand professionnalisme, et ce sont des jeunes qui n’ont rien à voir avec le métier qui le font (on a même une bijoutière !), c’est assez impressionnant. Certains font ça depuis 10 ans, ils ont un seuil de compétence très important et peuvent être opérants dans n’importe quel festival. On n’a pas forcément un régisseur technique et logistique, mais on a nos bénévoles. »

Les gobelets

« Notre objectif n’est pas d’être présents partout mais de donner des réflexes. Le gobelet, c’était le premier déchet, maintenant il est consigné et c’est évident pour tout le monde. On a réduit et optimisé les déchets, puisqu’ils sont triés ; on n’a plus qu’un tiers qui part aux ordures ménagères, sans compter qu’il y en a moins qu’avant. »

Les fidèles

« Ils sont estimés à 800, c’est un socle, ils sont assis sur des valeurs, savent qu’ils vont découvrir des artistes, que sur scène il va se passer quelque chose. Pour autant, l’équilibre se joue encore sur la programmation, les noms et leur portée, mais aussi la couleur, si c’est expérimental, roots, festif… Notre socle grandit, c’est une base solide sur laquelle on a construit, mais elle n’est pas suffisante. »

 

L’équilibre se joue sur la programmation, mais aussi la couleur.

Les jeunes

« Quand on a une fidélité, on a un public qui vieillit. Il y a encore peu de temps, ceux qu’on avait le moins, c’était les moins de 20 ans. L’année dernière, avec Rilès, on a eu plus d’ados. C’est un public qu’il faut travailler constamment, qui est plongé dans un grand tout. C’est en train de changer car maintenant ils prennent en charge leurs flux médiatiques avec les réseaux sociaux, mais ils sont inondés de produits commerciaux et souvent privés du culturel, invités à être le moins curieux possible. »

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