LA TECHNICITÉ AU SERVICE DU BEAU 

L’entreprise familiale habille les hôtels, piscines, amphithéâtres et autres grands magasins… relevant les défis de l’architecture moderne, avec un matériau traditionnel et beaucoup de passion. Entretien avec Delphine Oréal, directrice commerciale et marketing.

Le hall d’accueil de Scotland Yard, une des réalisations de Laudescher cette année. © Timothy Soar 

Création : 1965

Activité : Fabrication de solutions architecturales bois intérieures et extérieures

Production : 500 à 800 projets par an

salariés

Chiffre d’affaires : 7,4 M€ (2016)

Labels : Excell vert, PEFC, marquage CE

Prix : Haute Qualité Environnementale au salon Bâtimat de 2005 

CONTACT

Rue Marcel Laudescher

ZI de Pommenauque
50500 Carentan-les-Marais
02 33 42 09 52

processbois.com

 Laudescher

Delphine Oréal

Delphine Oréal

Directrice commerciale et marketing

Comment est née l’entreprise ?

Marcel Laudescher, son fondateur, était menuisier et avait un savoir-faire en entaillage à mi-bois. Il réalisait, en 1979, des claustras, des éléments séparatifs pour des restaurants ou des écoles. En 1999, il a obtenu un brevet acoustique pour un plafond suspendu, démontable, à la fois technique et esthétique. L’entreprise a commencé son ascension grâce à ce produit, en développant son marché via les architectes et bureaux d’études. Quand M. Laudescher est décédé, en 2000, son fils aîné, Jean-Marc, l’a rachetée. Il en est le PDG et a confié la direction de la production à son frère, Stéphane.

En quoi vous plaît-elle ?

J’y suis entrée il y a un peu plus de deux ans et j’aime le côté passionnel de l’engagement des équipes, tout comme le produit en lui-même, authentique et moderne, naturel, qui plaît à tous. On le respecte et on le fait évoluer. Il a à la fois des effets sur le bien-être des gens au travail, pour un plafond acoustique par exemple, et sur l’esthétique, qui rend agréables tous les lieux de vie, professionnels, de services, de loisirs…

Chaque projet est différent ?

Oui, à l’instar de chaque architecte. Nous nous interdisons de refuser un petit projet ou un autre un peu fou. On nous confie une multitude de commandes, du simple panneau pour banque d’accueil à l’habillage de plusieurs milliers de mètres carrés. Cette année, nous avons réalisé la façade du centre commercial de Farébersviller et des « Docks Bruxsel », le plafond du hall d’accueil de Scotland Yard, à Londres, qui traverse la baie vitrée de l’intérieur vers l’extérieur (photo). Nos ventes à l’export représentent 30 % de l’activité.

Comment décrochez-vous
ces marchés ?

Le plafond londonien a la particularité d’être courbe, ce qui nécessitait une technicité et un outil industriel. Notre notoriété s’est construite sur un réseau de distributeurs qui nous font confiance et nous sommes les seuls à concevoir un produit acoustique de cette qualité, fabriqué en France. Nos autres valeurs sont l’humain – respect de ceux qui travaillent, à la fois la main de l’Homme dans l’atelier et le contact des commerciaux sur le terrain –, et l’innovation. Nous sommes en réflexion constante sur les produits de demain, Marcel Laudescher avait cet esprit innovant et son fils Jean-Marc en a hérité.

Quels sont vos projets ?

Nous avons officialisé en septembre une nouvelle gamme, qui s’appellera 3D, au salon Architect@work, à Paris, et allons continuer d’innover, avec d’autres fabricants, sur une matière première un peu différente d’une essence de bois, mais un produit naturel, avec un bilan carbone zéro… D’autres belles réalisations vont suivre, notamment pour un grand fabricant de montres en Suisse et une gare conséquente au Danemark… Nous aimons relever des challenges.

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