Main dans la main avec les entreprises manchoises

Pour la fabrication de plus de 500 000 masques, le Département a fait le choix de solliciter des entreprises du territoire, à l’image des Tricots Saint-James et du Parapluie de Cherbourg.

Protéger les gens, le Parapluie de Cherbourg sait faire !

Participer à l’élan de solidarité et répondre au besoin urgent de masques est apparu comme une évidence pour Charles Yvon, président du Parapluie de Cherbourg. Habitué à confectionner des parapluies de qualité, le chef d’entreprise s’est mobilisé dès les premiers jours de mars. « Nous avions les machines et une partie du tissu », explique-t-il. « Mais avec une vingtaine de salariés et des commandes encore à honorer, il était difficile de réaliser des masques en nombre. » Une idée vient alors à l’esprit de l’entrepreneur : « La meilleure solution était de créer des kits et de faire appel à des couturières bénévoles pour les monter. » Rapidement, l’idée se transforme en projet : création du prototype, préparation des kits, activation du réseau… « En une semaine, plus de 150 bénévoles se sont manifestés. Les gens avaient du temps et voulaient aider ! » Les kits, composés du tissu découpé, de l’élastique, de la barre nasale pour vingt masques et de la notice de montage sont rapidement distribués aux bénévoles. « Ils étaient enthousiastes et nous avons pu ainsi démultiplier notre force de frappe ! »
De son côté, Charles Yvon gère toute la partie logistique, et notamment la livraison au personnel soignant, localement. « Notre objectif était de jouer sur notre réactivité pour répondre à la demande urgente des premiers jours ». Au total, près de 10 000 masques ont été cousus et distribués en un temps record. « Les messages de soutien, de remerciement et d’encouragement ont été nombreux et nous ont fait chaud au cœur. »
Cette crise « conforte notre volonté de nous appuyer sur un réseau local pour développer notre entreprise. C’est l’un des enseignements que je retiens de cette période. »

« Répondre avant tout aux besoins locaux »

2 QUESTIONS À…
Luc Lesénécal, P.-D.G. des Tricots Saint-James

Comment les Tricots Saint-James se sont-ils mobilisés ?

Notre mobilisation s’est faite en plusieurs phases. Dès les premières heures du confinement, alors que nous avions fermé nos ateliers, une équipe réduite a travaillé sur un prototype de masques de protection. Notre objectif était de répondre à l’urgence de la situation. Dès le 24 mars, nous lancions la production des premiers masques, à destination du groupement hospitalier du territoire Mont-Saint-Michel – Normandie. Dans un deuxième temps, nous avons souhaité fournir les entreprises essentielles au fonctionnement du pays et les collectivités. Avec une demande de 40 millions de masques, impossible pour nous de satisfaire tout le monde. Nous avons donc privilégié les entreprises et collectivités normandes.

C’est ainsi que nous avons travaillé main dans la main avec le Département, pour répondre à leur volonté de distribuer un masque à chaque Manchois. La réactivité du conseil départemental nous a permis d’y répondre favorablement et dans les délais.

Quelles ont été les suites après le déconfinement ?

En parallèle de la reprise de nos activités « classiques », nous poursuivons la fabrication de masques. Nous dédions des ateliers spécifiques à cette activité et avons même recruté pour la confection de ces masques. Cette crise nous montre à quel point il est important de préserver ce savoir-faire textile français, que nous défendons au quotidien.

 À DÉCOUVRIR EN VIDÉO

Fabrication des masques pour les Manchois : visite de l’entreprise Saint-James, 6 mai 2020

« Répondre avant tout aux besoins locaux »

2 QUESTIONS À…
Luc Lesénécal, P.-D.G. des Tricots Saint-James

Comment les Tricots Saint-James se sont-ils mobilisés ?

Notre mobilisation s’est faite en plusieurs phases. Dès les premières heures du confinement, alors que nous avions fermé nos ateliers, une équipe réduite a travaillé sur un prototype de masques de protection. Notre objectif était de répondre à l’urgence de la situation. Dès le 24 mars, nous lancions la production des premiers masques, à destination du groupement hospitalier du territoire Mont-Saint-Michel – Normandie. Dans un deuxième temps, nous avons souhaité fournir les entreprises essentielles au fonctionnement du pays et les collectivités. Avec une demande de 40 millions de masques, impossible pour nous de satisfaire tout le monde. Nous avons donc privilégié les entreprises et collectivités normandes.C’est ainsi que nous avons travaillé main dans la main avec le Département, pour répondre à leur volonté de distribuer un masque à chaque Manchois. La réactivité du conseil départemental nous a permis d’y répondre favorablement et dans les délais.

Quelles ont été les suites après le déconfinement ?

En parallèle de la reprise de nos activités « classiques », nous poursuivons la fabrication de masques. Nous dédions des ateliers spécifiques à cette activité et avons même recruté pour la confection de ces masques. Cette crise nous montre à quel point il est important de préserver ce savoir-faire textile français, que nous défendons au quotidien.

 À DÉCOUVRIR EN VIDÉO

Fabrication des masques pour les Manchois : visite de l’entreprise Saint-James, 6 mai 2020

Dans les coulisses de la fabrication des masques


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