La Manche dans la peau

Elle fait danser les stars ! Danseuse, mais aussi chorégraphe, la Manchoise Marion Motin travaille avec les plus grands et s’attache, en parallèle, à des créations plus personnelles.

La Manche dans la peau

Elle fait danser les stars ! Danseuse, mais aussi chorégraphe, la Manchoise Marion Motin travaille avec les plus grands et s’attache, en parallèle, à des créations plus personnelles.

L

a chorégraphie du tube « Papaouté » de Stromae, c’est elle. La gestuelle et les pas de danse si singuliers de Christine and the Queens également ; tout comme la création des chorégraphies du spectacle musical phénomène Résiste, de France Gall. Elle a même parcouru le monde avec Madonna en dansant à ses côtés lors de sa tournée en 2012.
À 38 ans, Marion Motin s’est imposée comme une pointure internationale de la danse hip-hop. Native de Saint-Lô, elle a rapidement trouvé dans la danse un moyen d’expression, qui lui colle à la peau, aujourd’hui encore. « J’ai commencé à danser à l’âge de trois ans… », glisse-t-elle, presque comme une évidence. « Et depuis très jeune, j’ai voulu faire du hip-hop ».
À cinq ans, elle quitte la Manche, direction Paris. Les centres commerciaux de la capitale seront donc les décors de ses premières prouesses de hip-hop. Repérée par des professionnels, elle enchaîne alors les projets artistiques.

En parallèle, Marion s’exprime aussi à travers des projets plus personnels. « J’ai formé Swaggers, un crew (un groupe ndlr) exclusivement féminin, avec lequel j’ai créé mon premier spectacle “In The middle”. » Elle s’essaye également au spectacle solo, mais, revient rapidement au travail en groupe. « J’aime partager la scène avec des gens, avec ce côté “meute” très présent dans le milieu du hip-hop. »

 

« Rencontres humaines

et plaisir »

 

Si sa vie est à Paris, son amour pour Agon-Coutainville et son département natal reste intact. Il y a 3 ans, elle décide de revenir y vivre. Un retour aux sources. « Ici, c’est sauvage, il y a un côté instinctif qui me plaît… J’ai besoin de contemplation et de silence pour créer. Et pour ça, c’est l’endroit idéal ! » Sa créativité, Marion a pu l’exprimer pleinement lors de la résidence d’artiste dont elle a bénéficié, à Regnéville-sur-Mer. Avec ses danseurs et danseuses, la chorégraphe a travaillé son nouveau spectacle, le Grand sot, « qui interroge la prise du pouvoir et des responsabilités ».

Elle a également transmis sa passion pour la danse lors d’un échange avec des scolaires conquis par cette rencontre exceptionnelle et particulièrement enrichissante.
De toutes ces expériences artistiques, Marion dégage un fil rouge : « C’est avant tout une histoire de rencontres et de plaisir. J’ai besoin que ce soit humainement intéressant.»

RÉSIDENCES D’ARTISTES :
UN APPEL À PROJET POUR 2020
Comme ce fut le cas au printemps pour Marion Motin, le centre de création et d’histoire du Département, à Regnéville-sur-Mer, accueille chaque année des artistes en résidence. Danse, théâtre, écriture, musique, cirque, arts visuels, arts de la rue… Un appel à projets a été lancé pour sélectionner les artistes qui seront accueillis en 2020. Les artistes intéressés ont jusqu’au 31 août 2019 pour candidater.

> PLUS D’INFOS ICI

 À DÉCOUVRIR EN VIDÉO

In the middle (teaser)

Pour un cours de danse avec Marion Motin, c’est ici (2’03)

# POUR ALLER PLUS LOIN


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