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Une famille pour se reconstruire

Lui permettre de grandir et s’épanouir dans un cocon familial est la meilleure chance qu’on puisse offrir à un enfant. C’est aussi un métier, celui d’assistant familial.

Un métier passionnant

photo, assistant maternel, Hauteville-la-Guichard

Bruno, 53 ans,
marié, père de 3 enfants de 25, 23 et 20 ans, assistant familial depuis 2016, 3 jeunes accueillis de 10, 14 et 16 ans. Hauteville-la-Guichard

« Après avoir travaillé auprès d’adolescents dans un centre social, puis été animateur sportif pendant 28 ans auprès d’enfants, d’adultes et de retraités – des groupes importants –, je souhaitais me recentrer davantage sur l’individu. Ce nouveau métier me permet de vivre à un rythme différent, tout en travaillant avec une équipe. Aider et accompagner des jeunes au quotidien m’apporte énormément. Nous avons attendu que nos enfants soient autonomes, pour ne pas trop les impacter par ce projet et pouvoir être disponibles pour ceux accueillis. Cela reste un projet familial, où chacun a son rôle dans l’accueil. C’est un métier très riche et passionnant. Dans un premier temps, les jeunes ont besoin d’attention, d’écoute, d’être rassurés. J’amène les règles de vie progressivement. Pour eux, l’adaptation n’est pas toujours simple, ils doivent s’habituer à leur nouvelle vie. La famille d’accueil doit elle aussi s’ajuster à eux. Je cherche à tenir compte de leurs goûts et leur propose des activités sportives, ludiques, des sorties diverses. Les intérêts diffèrent en fonction de l’âge et je dois faire en sorte que chacun y trouve son compte. Ces moments sont des temps d’échanges importants. Ils ont aussi besoin d’être valorisés, considérés, accompagnés dans l’élaboration de leur projet d’avenir… »

On les pousse vers leurs rêves

photo, Anne-Lys, assistante familiale

Anne-Lys, 36 ans,
mariée, mère de 2 enfants de 5 et 6 ans, assistante familiale depuis 2012, 3 enfants accueillis de 2, 12 et 16 ans. La Baleine

« Éducatrice de jeunes enfants, je me suis lancée dans l’accueil familial quand mes filles étaient petites. Mon mari et moi voulions partager ces valeurs avec elles. J’ai donc cinq filles à la maison, mais je veille à ce que les relations de fratrie puissent se construire entre mes filles mais aussi entre les enfants que j’accueille et leurs frères et sœurs, dont ils sont séparés. On les a pour une période déterminée par le juge des enfants ou l’aide sociale à l’enfance, de quelques mois à deux ans, renouvelable ou pas. Référents et psychologues nous soutiennent. On doit construire un lien fort avec ces enfants, les faire grandir dans un milieu familial, partager notre intimité. On leur offre un équilibre, un cadre, une éducation, selon nos valeurs mais aussi celles de leurs parents. Mon « boulot » est qu’ils repartent chez eux, même quand c’est très compliqué. On a un temps donné pour les relever, on les pousse vers leurs rêves. Il faut bien réfléchir avant de se lancer, car on met sa famille en jeu, et être costaud émotionnellement. Mais c’est un métier qui m’apporte beaucoup, des leçons de vie et un challenge au quotidien. »

Icônes sentiers littoral

1 565 enfants au titre
de l’aide sociale à l’enfance (sur décision de son président ou judiciaire)

Icone, ports d'escale, ports patrimoniaux

820 enfants pris en charge
par 397 assistants familiaux

Icone, ports avec bassin et échouage, mouillage, Manche

202 places en structures d’accueil collectives, 25 pour l’accueil d’urgence, 21 en maison parentale

recrutement, département, 70 assistants familiaux

 PODCAST

Un reportage à retrouver également sur le site francebleu.fr

Portrait d’une famille d’accueil dans la Manche

par France Bleu Cotentin (11/10/2018)

 À DÉCOUVRIR EN VIDÉO

« Assistante familiale, un choix de vie » (France 3)

 À DÉCOUVRIR EN VIDÉO

« Assistante familiale, un choix de vie » (France 3)

# LE DOSSIER


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